Ressources documentaires patrimoniales des Baronnies
Collection Les Grandes études contemporaines
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Titre : Un général suisse contre Hitler : l'espionnage au service de la paix, 1939-1945 Type de document : texte imprimé Auteurs : Jon Kimche, Auteur ; Monique Schlosberg, Traducteur Editeur : Paris : Fayard Année de publication : impr. 1962 Collection : Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096 Importance : 1 volume (214 pages) Présentation : cartes Format : 22 cm Langues : Français (fre) Langues originales : Anglais (eng) Résumé :
Traduit de l’anglais, ce livre raconte l’histoire de la Suisse pendant la dernière guerre. Il semble naturel de dire que la Suisse était neutre, et de ne pas se poser d’autres questions. Or, comment a-t-elle compris sa neutralité ? Qu’a-t-elle dû faire pour la conserver ? A-t-elle été au bord de l’occupation ?
La neutralité est pour la Suisse la clef de l’indépendance. Le but suprême assigné au général Guisan, élu par le Parlement, dès les premiers jours de la guerre, pour commander l’armée suisse, est de conserver cette indépendance, par le dispositif militaire qu’il adoptera et qui devra intimider suffisamment les envahisseurs éventuels, puis, au besoin, par les armes. Deux plans qui ne se confondent pas obligatoirement. Le premier est d’ordre militaire, certes, mais aussi diplomatique et psychologique ; le second doit résulter d’une étude strictement technique du rapport des forces et du terrain.
Pour jouer ce jeu subtil, il convient d’être renseigné. Les services de renseignement suisses doivent être montés, car ils n’existaient pratiquement pas en temps de paix. Ils le seront avec une telle efficacité qu’ils pousseront leurs antennes jusqu’au grand quartier général de Hitler. Les renseignements obtenus sont, non seulement un bouclier, mais aussi une arme, s’ils sont donnés en quantité sagement dosée à l’un ou l’autre des adversaires en présence, en vue de leur faire modifier ou adapter leurs plans, de telle sorte surtout que l’intégrité du territoire helvétique soit respectée.
Mais les préférences personnelles jouent aussi dans cette partie serrée. Si l’on est profondément démocrate, comme l’était le général Guisan, les sympathies spontanées vont aux pays occidentaux. Si l’on est plus sensible aux apparences des événements, comme certains dirigeants et même comme une partie de l’opinion publique en Suisse, l’intérêt semble commander une attitude favorable aux pays de l’Axe, pendant qu’ils sont triomphants. Une collaboration se dessine, qui s’appuie sur une cinquième colonne bien montée. Sauf à amener des heurts violents à l’intérieur du pays, il est difficile d’être pro-allié dans une ambiance pro-allemande.
Et pendant que se déroulent les phases de cette délicate partie, la troupe, qui ne se bat pas, s’ennuie, se demande pourquoi elle est mobilisée, et son moral s’en ressent. Il faut l’occuper, la maintenir à son potentiel de combat, lui faire préparer un « réduit » dans la zone alpestre.
Voilà ce que décrit cet ouvrage, où la figure du général Guisan est dressée comme un symbole de la « résistance » suisse. L’auteur ne cache pas les polémiques qu’a fait naître son livre, dans son édition anglaise, et réfute les arguments de ceux qui l’ont âprement critiqué.
Nous n’avons pas à prendre parti dans cette querelle. Le livre est intéressant, clair, et fournit un exemple étudié du concept de neutralité appliqué à un cas concret dans le monde moderne.
Un général suisse contre Hitler : l'espionnage au service de la paix, 1939-1945 [texte imprimé] / Jon Kimche, Auteur ; Monique Schlosberg, Traducteur . - Paris : Fayard, impr. 1962 . - 1 volume (214 pages) : cartes ; 22 cm. - (Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096) .
Langues : Français (fre) Langues originales : Anglais (eng)
Résumé :
Traduit de l’anglais, ce livre raconte l’histoire de la Suisse pendant la dernière guerre. Il semble naturel de dire que la Suisse était neutre, et de ne pas se poser d’autres questions. Or, comment a-t-elle compris sa neutralité ? Qu’a-t-elle dû faire pour la conserver ? A-t-elle été au bord de l’occupation ?
La neutralité est pour la Suisse la clef de l’indépendance. Le but suprême assigné au général Guisan, élu par le Parlement, dès les premiers jours de la guerre, pour commander l’armée suisse, est de conserver cette indépendance, par le dispositif militaire qu’il adoptera et qui devra intimider suffisamment les envahisseurs éventuels, puis, au besoin, par les armes. Deux plans qui ne se confondent pas obligatoirement. Le premier est d’ordre militaire, certes, mais aussi diplomatique et psychologique ; le second doit résulter d’une étude strictement technique du rapport des forces et du terrain.
Pour jouer ce jeu subtil, il convient d’être renseigné. Les services de renseignement suisses doivent être montés, car ils n’existaient pratiquement pas en temps de paix. Ils le seront avec une telle efficacité qu’ils pousseront leurs antennes jusqu’au grand quartier général de Hitler. Les renseignements obtenus sont, non seulement un bouclier, mais aussi une arme, s’ils sont donnés en quantité sagement dosée à l’un ou l’autre des adversaires en présence, en vue de leur faire modifier ou adapter leurs plans, de telle sorte surtout que l’intégrité du territoire helvétique soit respectée.
Mais les préférences personnelles jouent aussi dans cette partie serrée. Si l’on est profondément démocrate, comme l’était le général Guisan, les sympathies spontanées vont aux pays occidentaux. Si l’on est plus sensible aux apparences des événements, comme certains dirigeants et même comme une partie de l’opinion publique en Suisse, l’intérêt semble commander une attitude favorable aux pays de l’Axe, pendant qu’ils sont triomphants. Une collaboration se dessine, qui s’appuie sur une cinquième colonne bien montée. Sauf à amener des heurts violents à l’intérieur du pays, il est difficile d’être pro-allié dans une ambiance pro-allemande.
Et pendant que se déroulent les phases de cette délicate partie, la troupe, qui ne se bat pas, s’ennuie, se demande pourquoi elle est mobilisée, et son moral s’en ressent. Il faut l’occuper, la maintenir à son potentiel de combat, lui faire préparer un « réduit » dans la zone alpestre.
Voilà ce que décrit cet ouvrage, où la figure du général Guisan est dressée comme un symbole de la « résistance » suisse. L’auteur ne cache pas les polémiques qu’a fait naître son livre, dans son édition anglaise, et réfute les arguments de ceux qui l’ont âprement critiqué.
Nous n’avons pas à prendre parti dans cette querelle. Le livre est intéressant, clair, et fournit un exemple étudié du concept de neutralité appliqué à un cas concret dans le monde moderne.
Exemplaires(1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité SO00896 SOF259 Livre Souvenir français Livre Exclu du prêt
Titre : Histoire de la libération de la France : juin 1944-mai 1945 Type de document : texte imprimé Auteurs : Robert Aron (1898-1975), Auteur Editeur : Paris : Fayard Année de publication : DL 1959 Collection : Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096 Importance : 1 volume (779 pages) Présentation : cartes Format : 22 cm Langues : Français (fre) Résumé : Robert Aron fait preuve d’objectivité et de mesure dans ses jugements, et c’est là une qualité éminente, lorsqu’il s’agit d’un semblable sujet. Il faut reconnaître cette attitude d’historien et la louer sans réserve. Peut-être le « jugement de l’histoire » sera-t-il différent de celui que l’auteur nous propose ; mais ce jugement, quand pourra-t-il intervenir ?
La libération dont bénéficia la France fut double. L’une, évidente : celle du territoire, libération militaire à laquelle participèrent les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et les forces alliées au sein desquelles se trouvaient les forces françaises régulières. L’autre, moins nettement perçue généralement, celle du gouvernement contre les éléments communistes qui voulaient soviétiser la France. C’est cette double libération que décrit l’auteur, réussissant, malgré l’enchevêtrement des faits, à les présenter de façon claire, et, tout en illustrant son récit d’anecdotes tour à tour émouvantes et bouffonnes, héroïques et pitoyables, en faisant apparaître les grandes lignes de force de la manœuvre politique et de la manœuvre militaire.
Note de contenu : Robert Aron aborde les pénibles problèmes des exécutions sommaires et de l’épuration, pour donner, sur les premières, des précisions chiffrées qui semblent apporter, pour la première fois, des éléments raisonnables d’appréciation. Histoire de la libération de la France : juin 1944-mai 1945 [texte imprimé] / Robert Aron (1898-1975), Auteur . - Paris : Fayard, DL 1959 . - 1 volume (779 pages) : cartes ; 22 cm. - (Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096) .
Langues : Français (fre)
Résumé : Robert Aron fait preuve d’objectivité et de mesure dans ses jugements, et c’est là une qualité éminente, lorsqu’il s’agit d’un semblable sujet. Il faut reconnaître cette attitude d’historien et la louer sans réserve. Peut-être le « jugement de l’histoire » sera-t-il différent de celui que l’auteur nous propose ; mais ce jugement, quand pourra-t-il intervenir ?
La libération dont bénéficia la France fut double. L’une, évidente : celle du territoire, libération militaire à laquelle participèrent les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et les forces alliées au sein desquelles se trouvaient les forces françaises régulières. L’autre, moins nettement perçue généralement, celle du gouvernement contre les éléments communistes qui voulaient soviétiser la France. C’est cette double libération que décrit l’auteur, réussissant, malgré l’enchevêtrement des faits, à les présenter de façon claire, et, tout en illustrant son récit d’anecdotes tour à tour émouvantes et bouffonnes, héroïques et pitoyables, en faisant apparaître les grandes lignes de force de la manœuvre politique et de la manœuvre militaire.
Note de contenu : Robert Aron aborde les pénibles problèmes des exécutions sommaires et de l’épuration, pour donner, sur les premières, des précisions chiffrées qui semblent apporter, pour la première fois, des éléments raisonnables d’appréciation. Exemplaires(1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité SO00861 SOF220 Livre Souvenir français Livre Exclu du prêt
Titre : Les secrets de la propagande en France occupée Type de document : texte imprimé Auteurs : René-Gustave Nobécourt (1897?-1989), Auteur Editeur : Paris : Fayard Année de publication : DL 1962 Collection : Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096 Importance : 1 volume (530 p.-8 p. de pl.) Format : 22 cm Langues : Français (fre) Résumé : Tous les ouvrages se rapportant à la guerre de 1939-1945 ont plus ou moins fait état de l'intervention forcenée de la propagande pour incliner l' opinion dans un sens ou dans l'autre et déterminer par elle, dans une certaine mesure, l 'événement même. Mais aucun de ces ouvrages ne s 'est encore référé à l'ensemble des documents originaux réunis ici. La plupart, en effet, ont probablement disparu. Il a fallu qu'un collectionneur informé, téméraire et discret, les recueillît et les abritât, jour après jour sans doute, et qu'il voulût bien les communiquer, vingt ans après, pour que devînt possible une telle publication.
La masse de ces documents, dactylographiés ou ronéotypés, est considérable : elle comprend en particulier, avec le commentaire à peu près quotidien de la situation militaire par la Propaganda Abteilung, plusieurs séries de notes et de lettres confidentielles qui, rédigées ou inspirées soit par les services allemands soit par le gouvernement de Vichy ou ses alentours, ne cessèrent de circuler en France de 1940 à 1945.
Les ayant dépouillées feuille à feuille, R. - G. Nobécourt en a extrait, ordonné et annoté un choix capable d'illustrer ce que fut réellement en sa source, en ses méthodes, en son mécanisme, l'action psychologique dans la France occupée.
Quatre thèmes principaux ont été retenus :
Vichy et ses mystères, la collaboration et ses vicissitudes, le second front et la guerre des nerfs, le temps et l'espace à l'Est. Cet échantillonnage, révélateur des procédés de la propagande, considérée comme l'une des courroies de l'Histoire, ne montre pas seulement sur le vif le moteur d'une énorme machine dont, du côté allemand, Goebbels avait mis en place les engrenages et défini le mode d'emploi. Il éclaire l'intention et le rôle de la propagande dans le cours fluctuant de l'Histoire et dans la vie des
Français sous l'occupation qu'elle traversait et martelait sans cesse.
Il ajoute d'ailleurs à la connaissance même de l'histoire. Le mensonge de la propagande en effet - que l'auteur souligne ici ou là en lui opposant tantôt le fait qui contredit immédiatement son assurance ou son interprétation, tantôt des témoignages mieux fondés et plus honnêtes - le mensonge de la propagande appartient aussi à l'Histoire. Et la propagande ne ment pas toujours absolument.
En ligne : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3363880p.texteImage Les secrets de la propagande en France occupée [texte imprimé] / René-Gustave Nobécourt (1897?-1989), Auteur . - Paris : Fayard, DL 1962 . - 1 volume (530 p.-8 p. de pl.) ; 22 cm. - (Les Grandes études contemporaines, ISSN 2491-4096) .
Langues : Français (fre)
Résumé : Tous les ouvrages se rapportant à la guerre de 1939-1945 ont plus ou moins fait état de l'intervention forcenée de la propagande pour incliner l' opinion dans un sens ou dans l'autre et déterminer par elle, dans une certaine mesure, l 'événement même. Mais aucun de ces ouvrages ne s 'est encore référé à l'ensemble des documents originaux réunis ici. La plupart, en effet, ont probablement disparu. Il a fallu qu'un collectionneur informé, téméraire et discret, les recueillît et les abritât, jour après jour sans doute, et qu'il voulût bien les communiquer, vingt ans après, pour que devînt possible une telle publication.
La masse de ces documents, dactylographiés ou ronéotypés, est considérable : elle comprend en particulier, avec le commentaire à peu près quotidien de la situation militaire par la Propaganda Abteilung, plusieurs séries de notes et de lettres confidentielles qui, rédigées ou inspirées soit par les services allemands soit par le gouvernement de Vichy ou ses alentours, ne cessèrent de circuler en France de 1940 à 1945.
Les ayant dépouillées feuille à feuille, R. - G. Nobécourt en a extrait, ordonné et annoté un choix capable d'illustrer ce que fut réellement en sa source, en ses méthodes, en son mécanisme, l'action psychologique dans la France occupée.
Quatre thèmes principaux ont été retenus :
Vichy et ses mystères, la collaboration et ses vicissitudes, le second front et la guerre des nerfs, le temps et l'espace à l'Est. Cet échantillonnage, révélateur des procédés de la propagande, considérée comme l'une des courroies de l'Histoire, ne montre pas seulement sur le vif le moteur d'une énorme machine dont, du côté allemand, Goebbels avait mis en place les engrenages et défini le mode d'emploi. Il éclaire l'intention et le rôle de la propagande dans le cours fluctuant de l'Histoire et dans la vie des
Français sous l'occupation qu'elle traversait et martelait sans cesse.
Il ajoute d'ailleurs à la connaissance même de l'histoire. Le mensonge de la propagande en effet - que l'auteur souligne ici ou là en lui opposant tantôt le fait qui contredit immédiatement son assurance ou son interprétation, tantôt des témoignages mieux fondés et plus honnêtes - le mensonge de la propagande appartient aussi à l'Histoire. Et la propagande ne ment pas toujours absolument.
En ligne : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3363880p.texteImage Exemplaires(1)
Code-barres Cote Support Localisation Section Disponibilité SO00887 SOF249 Livre Souvenir français Livre Exclu du prêt



